01 Novembre 2018

Amour, luxure et désir interdit… La maîtrise des couleurs au service de la série Wanderlust

Dan Coles, étalonneur expert de Technicolor à Londres, a retrouvé Ben Wheeler pour la nouvelle série produite par Netflix et la BBC : Wanderlust. Une plongée dans les tourments du mariage et de la fidélité.

  • Le passage au HDR a offert une plus grande liberté à Coles, qui décrit le résultat comme « cinématographique – riche en saturation, contrastes et couleurs. »

Wanderlust, une série Netflix et BBC, explore sans tabou la face cachée du mariage et des relations sentimentales. Les six épisodes de la première saison mettent en scène Joy Richards, une femme qui tente par tous les moyens d’entretenir la flamme avec son mari, malgré un accident de vélo qui va les amener à réinventer leur couple. Le rôle est interprété par l’actrice Emmy-Award-isée Toni Colette,

Aux côtés de Ben Wheeler, et en parallèle de son travail sur la série DOPE, Dan Coles, étalonneur pour Technicolor à Londres, a été chargé du rendu visuel de la série. Wanderlust marque la troisième collaboration de Dan Coles avec Ben Wheeler, après The Level et la deuxième saison de Docteur Foster. Leur nouvelle collaboration sur Wanderlust a débuté quelques semaines après le début du tournage. Ils ont notamment effectué des tests caméra afin de trouver la meilleure façon de tourner en 4K, et ont pu aborder ainsi de nombreux sujets comme le choix des objectifs, la photographie, les contrastes... Des questions facilitées par le travail réalisé en amont par Ben Wheeler avec Luke Snellin, l’un des réalisateurs de la série. Parcourant des mood boards, ils avaient sélectionné des référentiels pour l’échelonnage.

Comme le mentionne Dan Coles, « les mood boards et les référentiels, associés aux tests caméra, sont très utiles pour comprendre quelle image le réalisateur cherche à obtenir. Il est également fondamental de participer aux discussions sur l’éclairage, les costumes, le maquillage, les décors, les lieux de tournage et le design général. »

La tonalité de la série a été définie après le début de l’étalonnage. Étalonner en HDR a offert une plus grande liberté à Coles, qui décrit le résultat comme «  cinématographique – riche en saturation, contrastes et couleurs. »

Il l’explique : « Les procédés propres à la technologie HDR nous ont permis une plus grande flexibilité pour manier la gamme de couleurs et les contrastes. Nous avons discuté, pris le temps de tester différents rendus pour chaque scène. Ce qui fonctionnait le mieux pour une scène n’était pas forcément le cas pour une autre, mais notre but restait d’obtenir un rendu cinématographique riche, en exploitant à fond le potentiel du HDR. »

Une technologie qui a permis à Coles de se faire plaisir, en particulier sur deux scènes : « Une des scènes d’un épisode tourné par Luke se déroule dans un club de musique live. La palette de couleurs était vraiment vaste, nous avons réussi à façonner une scène vivante, réaliste et lisible, même sous des lumières de stromboscope. (…)

C’est aussi de cette façon que nous avons procédé pour l’un des épisodes tournés par la réalisatrice Lucy Tcherniak. Il s’agissait de mettre en scène un gala de charité dans un lycée, où les invités sont déguisés en look des années 1980. Le décor était rempli de boules à facettes, de néons rosés, d’éclairage disco… Bref, énormément de couleurs. Une fois encore, grâce au HDR, le résultat à l’écran est stupéfiant. »

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